Scarlett DECAY

Errare Humanum Est Association : LARPARLOT
Groupe FB de l’évènement
Date : du vendredi 20 au dimanche 22 Oct 2023
Terrain :Training Center CQB 4 Zi de la Garderie
(56 Rue Dr Bagot, 56520 Guidel, France)
Présentation du jeu
Vous rejoignez un GN post apocalyptique zombie influencé par de nombreuses cultures geek autour des zombis, c’est à dire que le monde tel que nous le connaissons n’existe plus : les sociétés et les gouvernements ont disparus, les survivants sont peu nombreux et luttent au quotidien pour simplement pouvoir manger et se trouver un abri.
La mort y est omniprésente car les morts-vivants sont partout.
Vous jouez un personnage dans un monde où l’égoïsme et l’individualisme humain est parfois bien pire que le zombie.
Ce GN se veut immersif. L’ambiance et le roleplay seront primordiaux, le jeu parfois stressant, certains documents très réalistes (âmes sensibles s’abstenir).
Nous visons une taille modeste privilégiant l’interaction entre joueurs, la tension permanente d’une situation globalisée menant à subir du dramatique, du traumatisme et de l’horreur.


Textes et images Errare Humanum Est Association LARPARLOT ©2023

Voici une brève description des groupes pour les PJ :
ceci n’est qu’une toute petite description du groupe pour vous aider a choisir. Une description plus détaillée sera donnée une fois le groupe choisi.
Les scientifiques (Orga : Ly Zie)
“La science est le seul moyen qui nous permettra de sauver l’humanité. Il nous faut faire de nombreuses recherches et expérimentations pour comprendre ce qui est arrivé.”
Ce groupe rassemble des scientifiques qui ont rejoint une épidémiologiste de renom dans un CQB pour l’aider dans ses recherches.
profils recherchés : médecin/chirurgien, chimiste, pharmacologue, psychologue …
Les militaires (Orga : Nicolas Tex)
Pour la plupart réservistes, ils sont sous ordre direct d’un lieutenant de carrière afin de remplir des missions de protection, d’extraction et de récupération.
Déjà en mission dans les terres, ils reçoivent l’ordre d’exfiltrer le Pr. Lecomte et de saisir ses études afin de l’emmener en sécurité sur l’île de Ré où l’armée a placé un centre de recherche biologique.
profils recherchés : Militaire, technicien, routier, mécano, toubib
Les Survivants (Orga : Lou Fedtke)
Groupe de survivants vivant dans le CQB:Dans un monde post-apo, survivre est la base de la vie quotidienne! Quoi de mieux qu’un bunker bien sécurisé rempli de scientifiques et de nourriture pour résister à la pandémie! A vous de garder ce semblant de paradis…ou pas .
profils recherchés : individus lambdas, métiers du quotidien, …
Les survivants (Orga : Tauma Thurgi)
Nous le savions, nous avions vu les signes. Les grandes corporations nous ont bien manipulées.
Votre communauté avait été créée avant le grand effondrement. Elle à bien sur été impactée mais ces valeurs y ont en partie survécues.
profils recherchés : Militant, biologiste, fermier, mécanicien, philosophe
Les “punk” (Orga : Nicolas Leray)
La fin du monde? Peut être.
De toute façon elle s’rait bien arrivée un jour ou l’autre, alors plutôt que voir grimper les températures, c’est l’augmentation du conformisme petit bourgeois…
D’ailleurs ils sont où les gouvernements, les ressources et l’aide? Très certainement écroulés sous les lignes de codes des comptes virtuels du capitalisme…
Manger ou être mangé? Très certainement, alors autant choisir où et avec ce que l’on aura dans les veines!
profils recherchés : désabusés et autres parias avec accent britannique, vous avez néanmoins eu une vie avant!

Isabelle Lecomte 11 octobre 2027
Présentation de groupe : Les scientifiques.
“Ils ne savaient pas que je tenais une piste sérieuse lorsqu’ils m’ont renvoyée. Je ne laisserai pas l’humanité courir vers l’extinction juste parce que quelques cols blancs veulent préserver leur image.
Je continuerai coûte que coûte pour ma fille, mon mari, mes proches, mes amis, mes voisins … pour ne plus survivre mais vivre a nouveau.
J’ai pu faire de ce lieu insolite un refuge sécurisé pour ceux de mes collègues qui ont décidé de me rejoindre et nos familles. Nous travaillons sans relache pour comprendre ce qu’il s’est passé et trouver une solution, un traitement, un vaccin, … , quelque chose “

Les Punk Anglais : Nicolas Leray
La brume se lève à peine depuis la dernière prise du premier flacon qui trainait dans le sac presque vide qui cisaille pourtant mes épaules . Le monde n’est toujours pas meilleur, bien au contraire.
Entre les ombres rasantes, les gourous de cette apocalypse, les crédules et les bottes ferrées qui ont pris possession de la rue et des ruines de notre civilisation. C’est fou de voir que depuis que la plupart des institutions se sont écroulées, il se trouve toujours quelqu’un sur notre chemin pour nous dire quoi faire, où aller et ce que l’on doit donner en contrepartie…
L’Angleterre résonne de vieux discours largement repris par une minorité arrogante et qui nous impose sa vision des choses.
Mais il y a un endroit où personne ne peut m’attendre, où nul ne me donne d’ordre et où je peux oublier mon fardeau et ma peine…
Alors je resserre le garrot autour de mon bras et je jette un regard à mes rares compagnons d’infortune; chacun doit faire face à ses propres démons mais on ressemble bien plus à une famille que la plupart de ceux qui restent.
Alors que les marches et les aléas nous ont portés bien loin de ce qu’il reste de nos anciens foyers, la pensée d’un souvenir de la vie d’avant m’avait sauté à la gueule comme une putain de désillusion ou de flash réconfortant. La mer bleue et chaude de la Méditerranée sur les bords d’une plage d’Andalousie.
Encore totalement shooté à ce vestige de nos vies insouciantes et aveugles, je l’ai un peu trop ouverte. Résultat nous voilà, moi et notre groupe de gueux, en direction du Sud afin de se trouver un petit nid pour crever sans regret au chaud.
Qu’est qu’on peut être con parfois…”

Nicolas Tex
“Quand ça a commencé, la plupart d’entre nous sont restés près des familles pour tenter de survivre.
Les tracts déversés par des hélicos de l’armée survolant les zones indiquaient que les îles du Golfe du Morbihan étaient transformées en camps pour les familles de ceux qui rejoindraient les troupes restantes.
Voyant que ces survols se faisaient de plus espacés, beaucoup ont réalisé que nous finirions par nous retrouver seuls et sans espoir de survie si nous n’y répondions pas rapidement…
Alors de plus en plus de survivants se signalaient.
Des messages sur les toits des habitations et des incendies volontaires pour attirer l’attention de l’armée se faisaient de plus en plus fréquents.
Certains disaient que l’armée refusait ceux qui n’avaient pas les compétences recherchées pour assurer ses besoins et missions.
J’imagine que certains ont menti sur ce qu’ils pouvaient faire pour être embarqués eux et leurs familles
Mais nous, nous avons pu être acceptés, nous avons pu ramener nos familles en échanges de notre participation au sein de l’armée.”
Mais nous, nous avons pu être acceptés, nous avons pu ramener nos familles en échanges de notre participation au sein de l’armée.”

Ly Zie
Le monde s’est effondré, les puissants ont réussi à tuer notre monde. Mais nous, nous avons survécu à la grande catastrophe.
Nous avons connu des moments sombres et difficiles. Nous avons dû faire face à des ennemis externes et internes pour survivre. Nous avons commis l’innommable.
Nous avons été forcés d’intégrer de nouveaux membres et de faire face à des défis constants pour protéger notre communauté. Tous n’ont pas pu rester, d’autres ont dû être éliminés.
Malgré les difficultés, nous avons réussi à construire un site où nous pouvons survivre tant bien que mal.
Nous avons appris à nous adapter et à travailler ensemble pour surmonter les obstacles qui se dressent sur notre chemin.
Notre objectif reste de survivre dans ce monde difficile et chaotique.
Malheureusement nous manquons de certaines ressources.
Il nous faut sortir et affronter les hordes des morts qui marchent.

Lou Fedtke
Là où nous avons fait l’expérience de la destruction de notre monde on a fait face et nous avons plongé dans l’abîme de l’horreur humaine. Ils ne sont que des carcasses faites de chair sanguinolente et pourtant ils marchent, marchent vers nous infatigablement et ils ont faim. Si seulement ils étaient la seul menace…
Dans un monde ou un simple paquet de mouchoirs vaut de l’or nous avons la sécurité, de la nourriture, des médecins…Et personne ne pourra nous prendre cela. Les sacrifices ont été trop grands, trop durs mais nous avons évolué à leurs côtés et ils nous ont façonnés. En refaire ne sera pas un problème.
Avec nos proches enfin ce qu’il en reste…. nous avons fuit ensemble, et nous avons créer un havre de paix dans cet univers impitoyable. Face à l’abjecte répugnance de ce monde on s’est unis un peu plus. Nous sommes un groupe de survivant dont la famille scientifique œuvre chaque jour pour trouver une solution à cette épidémie.
Hier nous étions seuls, aujourd’hui nous sommes un, agissant comme un seul être, une seule entité, une famille. Ce bunker est devenu notre ventre, notre sein et lui seul pourra nous juger mais en attendant c’est nous qui te jugerons digne de rejoindre notre communauté.
Si tu es utile on t’accueilleras, si non, ne nous gangrène pas et dégage!Nos proches scientifiques nous ont sauvé et avec eux

Julie 3 janvier
Après des semaines de marche, nous sommes enfin arrivés à Brangoulo. Lisa va enfin pouvoir se reposer. C’est incroyable que nous ayons réussi à arriver. Thom va pouvoir s’occuper de sa femme. Les épreuves que nous avons traversées me paraissent sur un autre temps. je veux me reposer.

Julie 24 janvier
Cette nouvelle vie est incroyable. les personnes ici ont vraiment pensé à tout. Les journées sont longues, il y a beaucoup à faire. La palissade, le jardin, les réparations sur le moulin, préparer les bocaux. ils sont 82.
Les hypothèses de certains sont un peu radicaux mais ils sont agréables et après ce que nous avons subi, ce lieux est un vrai repos.

Julie 30 janvier
Nous avons subi une attaque de fondu. 3 personnes sont mortes dont Louise avec qui je travaillais avec moi au jardin. Nous avons mis en place un bûcher.

Julie 3 Février
Je me suis disputée avec Lisa, elle continue de ne pas reconnaître que le gouvernement n’a pas géré correctement la situation.

Julie 10 Février
La barricade nord a cédé sous le nombre de fondu. Il y a eu de nombreux dégâts et plus grave, de nombreux morts.
Nous allons faire un grand bûcher pour les 17 membres morts en nous défendant ainsi que pour les fondus.
Une cérémonie va être organisée.

Julie 20 Février
De nouveaux réfugiés sont arrivés. Ewan, Esla, Luc et Simon. Je suis heureuse de voir de nouveaux visages.
J’espère que leurs intégrations se déroulent.

Julie 3 mars
Des fondus se sont approchés et ont pris le dessus sur Nath. Elle va me manquer. Thom m’a bien réconforté.

Julie 5 mars
Jean Pierre m’a demandé de prendre en charge la réserve. Je suis très flatté de cette nouvelle responsabilité.

Julie 10 mars
Ma nouvelle fonction me montre les travers de cette situation. Beaucoup de personnes se rapprochent de moi par intérêt.

Julie 15 mars
Les fondus ont encore tué l’un d’entre nous. Simon tente de renverser le conseil. Il les accuse de laxisme et d’incompétence.

Julie 8 mai
Il s’est passé tellement de choses. Le conseil à été mis à mal par Simon et une guerre civile à eu lieu. Les fondus se sont joints à la fête. C’est près d’un tiers des survivants qui sont morts. Un autre est blessé et nous manquons de matériel pour les soins.
Simon a été tué par Evan qui à rejoins le conseil en tant que responsable de la sécurité.

Julie 13 mai
Je me suis un peu trop rapproché de thom. Sarah se doute de quelque chose.

Julie 16 mai
Sarah est morte. Elle s’en ai pris à moi. J’ai dû me défendre.
Je me sens tellement coupable. Mais ce n’est pas de ma faute. C’est cette situation due aux grandes sociétés.

Julie 22 mai
Nous accueillons un petit groupe de nouveau mais je refuse l’un d’entre eux. C’est un ancien banquier. Je ne peux tolérer cette engeance. Il devra se trouver un autre refuge.

Julie 3 juin
Les réserves sont vraiment au plus bas. Il nous faut faire de plus en plus de sorties. Nous avons besoin de bras.
Le moulin à également d’entretiens. Il nous faut du bois. Il nous faut également des éléments pour renforcer la palissade.

Julie 16 juin
Thom est mort. Il a été blessé par un fondu. J’ai tenté de le soigner mais je n’ai rien pu faire. Nous sommes complètement démunies contre ce bacterovirus. Je suis épuisé. Je croyais trouver du repos en arrivant ici. Mais ce mal est partout. Je tuerais tous ceux qui en sont responsables de près ou de loin.

Julie 20 juin
Encore des morts pour nous protéger. bastien et kilian.

Julie 3 Juillet
Arrivée de 5 nouveaux. cela fait du bien. Ils arrivent avec pas mal de matériel dans leurs caravanes. C’est vraiment bienvenu.

Julie 5 juillet
Evan à découvert que le nouveau groupe était des membres de Mosanto. Nous les avons renvoyé dehors. L’un d’eux s’est énervé, alors nous les avons abattu comme des chiens qu’ils sont.

Julie 10 juillet
Nous avons trouvé un nouveau groupe à 5 jours de marche.
Nous ne savons pas encore comment traiter le sujet. Nous en discuterons au conseil.

Julie 12 juillet
Nous venons d’accueillir 4 réfugiés, nous ne pouvions pas les laisser dehors. Evan était contre mais nous avons besoin de bras pour construire et se défendre.
Le moulin a besoin d’un nouveau madrier pour être renforcer et apparemment Lionel est un charpentier.

Julie 20 juillet
L’une des barricades n’a pas tenu cette nuit et des fondus sont entrés dans le camp. Isa et Marc y sont restés.

Julie 25 juillet
-4

Julie 3 août
De nouveaux membres nous rejoignent. Je ne veux plus connaître leurs noms.
+5

Julie 7 août
-1

Julie 15 août
-7

Julie 25 août
Des nouveaux, encore, nous avons vraiment besoin d’eux.
+8
Il y avait un ancien de chez biocorp
-1

Julie 2 septembre
-2

Errare Humanum Est Association LARPARLOT ©2023

EXTRAITS DES CARNETS DU JOURNALISTE MARC GUIGNARD
Nous sommes en 2028 mais rien ne va plus.
La société que nous connaissons n’existe plus.
Il n’a plus de gouvernement, plus de police, plus d’armée … bref plus aucune structure … c’est l’anarchie.
En 3 ans, la population mondiale a été décimée. Certains disent qu’il ne reste que 20 % de la population, d’autres 10 % … La vérité est que nous ne le saurons jamais car il n’y a plus non plus de médias, plus d’internet ni de réseau téléphonique. Donc on ne sait rien de ce qui se passe dans ce qui était la ville d’à côté alors dans le reste du monde …
Nous avons quelques bribes de nouvelles, rarement bonnes, lors de nos expéditions lorsque nous croisons des survivants qui ne cherchent pas à nous massacrer directement.
Nous en savons très peu sur comment tout ça a commencé car les gouvernements ont d’abord tenté de cacher l’épidémie lorsqu’elle est arrivée mais elle a fait trop de morts trop rapidement pour que la panique ne gagne pas chaque personne.
En tant que journaliste, j’avais mes entrées dans certaines sphères du gouvernements grâce au petit personnel ; vous savez, ceux que l’on ne voit pas : ceux qui ouvrent les courriers, les secrétaires qui tapent les rapports, les serveurs des grands dîners …


Grâce à de nombreux témoignages, j’ai pu retracer ce qu’il s’était passé.
Le rapport du GIEC avait déjà été alarmiste en 2022 mais il était passé bien inaperçu face au rachat du footballeur Messi. Les rapports suivants avaient été catastrophiques car bien sûr, aucun pays n’avait appliqué les recommandations du GIEC.
Dès lors, le dérèglement climatique s’était accéléré et la fonte du permafrost avec lui.
En 2025, certains scientifiques se sont extasiés de cette fonte, car elle avait permis de mettre à jour des découvertes fascinantes sur des points encore non élucidés de l’évolution. De grands spécialistes du permafrost comme Sergey Zimov, Christophe Lambiel ou Keith Larson se sont déplacés pour examiner, mesurer, prélever. Ils ont ramené des échantillons en grandes quantités pour les étudier dans des laboratoires P3 pour les plus optimistes, P4 pour les pessimistes.
Une des principales découverte de ces échantillons fut la découverte inédite d’un bactérovirus, une entité complexe pour cette forme de vie simple : ils ont constaté qu’il s’agissait d’un organisme unicellulaire comme toutes les bactéries mais qui était capable de se multiplier par simple division et de transmettre son matériel génétique comme un virus en fonction de son hôte …


Bien entendu, plusieurs laboratoires ont fait des expériences en l’inoculant à des souris pour voir quels étaient les symptômes.
Bien que dans un laboratoire P4 très sécurisé, l’épidémiologiste Larry Brilliant se fit mordre par une des souris inoculée. Par précaution, il a été mis en quarantaine 7 jours et a subi toute une batterie de tests et d’examens qui se sont révélés négatifs. Il est donc rentré chez lui dans la banlieu de Détroit retrouver sa femme et ses deux fils puisque tout allait bien. Il a fait ses courses dans les magasins bondés, a pris l’avion pour se rendre chez ses beaux-parents pour thanksgiving et c’est là qu’il a commencé à développer des symptômes.
D’après un survivant de la famille, ça a commencé par une fièvre avoisinant les 41°C accompagnée de délires et d’hallucinations le lendemain de Thanksgiving, puis des vomissements sont apparus.
Au 2eme jour, il a commencé a se plaindre de violentes douleurs et sa femme a remarqué des grosseurs à certains endroits et il a donc été emmené a l’hôpital.
Le lendemain, des éruptions cutanées sont apparues sur le corps de Larry Brilliant et sa femme a commencé a avoir elle aussi de la fièvre.
Mais il a fallu attendre le changement de garde des infirmières pour que l’une d’elle (Thérésa Richardson) qui avait travaillé en Afrique, tire la sonnette d’alarme et impose que le patient et sa famille soient placés en quarantaine pour suspicion de peste bubonique.


Des agents du CDC dans leur combinaison intégrale jaune sont rapidement intervenu pour effectuer des prélèvements, mettre en quarantaine tout l’hôpital et créant ainsi une véritable panique même s’ils se sont montrés rassurants, affirmant que ce n’était qu’une précaution. Mais il semble probable que plus d’une personne ait réussi à sortir de l’hôpital malgré tout.
Bien sûr, la presse et la télévision se sont emparées du sujet. Et au fur et à mesure des jours, de plus en plus de cas ont été recensés, pas seulement aux états unis mais dans le monde entier.
Les autorités de tous les pays ont tenté de minimiser la gravité de la maladie mais il n’a pas fallu longtemps pour que l’épidémie soit mondiale et que les morts se comptent par milliers.


En France, l’ARS a mise en place de plan de quarantaine : fermeture des frontières, confinement, le plan blanc puis le plan bleu et le dispositif ORSAN. Mais rien n’était suffisant pour endiguer l’épidémie. Au plus fort de cette épidémie, on comptait 10 000 morts par jour.
Bien sûr, toutes les infrastructures ont été dépassées d’abord par la diminution de leurs effectifs respectifs mais aussi par la panique générale. La police n’arrivait pas à faire respecter les arrêtés ou maintenir l’ordre face aux pillages quotidiens des magasins. Les hôpitaux étaient dépassés par le nombre de malades malgré les préfabriqués installés sur les parking ou les hôpitaux de fortune dans les gymnases et salles des fêtes.


Les camions bennes étaient réquisitionnés pour transporter les morts vers les crématoriums qui tournaient à plein régime 24 heures sur 24. Ceux qui ne pouvaient pas être incinérés étaient enterrés dans des fosses communes creusées ou l’on pouvait.
Plusieurs centrales nucléaires ont été éteintes par précaution pour éviter de rajouter le risque d’une explosion ou d’une fuite à l’anarchie régnant déjà.
Les communications étaient réduites au minimum et un seul journal télévisé persistait, je ne sais pas comment.
Lorsque les causes de l’épidémie avaient été révélées, de manière très parcellaires, tous les laboratoires du monde entier avaient commencé à chercher un traitement et un vaccin.


Il fallait combattre cette toute nouvelle entité découverte suite à la fonte du permafrost : le bactérovirus découvert était l’ancêtre de la bactérie responsable de la peste bubonique et du virus Ebola ce qui expliquait la multiplicité des symptômes, des temps d’incubation, des modes de transmission.
Malheureusement, aucun traitement n’avait fonctionné à partir du moment où les premiers symptômes apparaissent.
Notre salut vint par la création d’un vaccin à ARN messager comme pour le covid sauf que celui-là comportait une transcriptase inverse pour intégrer le matériel génétique du vaccin dans l’ADN.
C’était complètement expérimental, testé seulement in vitro et sur quelques souris au vue de l’urgence de la situation, bien plus désespérée que celle du covid.


C’est donc 6 mois après le début de l’épidémie et après 1 860 000 morts en France que la 1ere dose fut injectée. Avec cette première dose, la mortalité commença à régresser.
Les esprits se calmèrent, un semblant d’ordre fut retrouvé.
Après la deuxième dose, cette épidémie a pu être jugulée mais en a déclenchée une autre bien plus terrible à laquelle personne n’a trouvé de traitement ou de vaccin encore à ce jour.
Nos morts se sont relevés et l’apocalypse a commencé …

Scarlett Decay (notre héroïne) :
Moi je me souviens qu’au début on parlait de fake news, avant que les dernières connexions à internet disparaissent on ne savait même pas si c’était les anti-vax qui répandaient ces rumeurs de gens qui se relevaient après leur mort.
Moi je m’en foutait, le niveau d’eau avait commencer à monter et il y avait encore des voisins qui me racontait que le réchauffement climatique c’était du vent.
Après, tout, l’humanité sombrait, et moi avec, plus de boulot comme graphiste, supplantée par l’IA, à la rue, errant de squats en squats, j’étais déjà habitué à la survie.
Quand j’ai vu mon premier Z, c’était mon pote. Chienne de vie.


Feuille de rôle


Partie n°1

Textes et illustration ©Christie 2023

La Survie dans un monde plein de zombies.

Le commencement

La maison abandonnée

Fuite sur le fleuve de sang

Sauvée par ses agresseurs

Le neurologue a souris

Sur les toits au dessus des déchets

Fuite sur les toits


Partie n°2

La révélation


  • Tu reprendras bien une catastrophe !

    La survie de Scarlet Decay débute à mesure que le monde sombre dans le chaos.

    Après le Brexit , l’ancien royaume Britannique s’effondre.


    Rapidement le Brexit met fin aux grandes ambitions de cet ancienne puissance dans un monde ou la coopération est le seul moyen de survivre.

    Pour Scarlett, c’est l’arrivée de l’intelligence artificielle qui assène le coup de grâce à sa carrière d’illustratrice.

    Elle quitte l’Angleterre pour adopter la nationalité française et vit de petits boulots, mais elle tombe rapidement dans la pauvreté et se retrouve sans domicile fixe. Elle trouve refuge dans une vieille ruine en France avec Jim, Alfred et Françoise, trois compagnons marginaux avec qui elle survit grâce à la chasse, au vol et à la mendicité.

    Ce mode de vie précaire la prépare à affronter l’apocalypse qui s’annonce.

    C’est normal ce jus noir qui coule de ta bouche Jim ?

    Cependant, l’horreur frappe lorsque Jim revient d’une corvée d’eau.

    Sa transformation en créature défigurée et agressive bouleverse le groupe, mais il finit par chuter mortellement d’une structure en ruine.

    Vous commencez à m’inquiéter les gars…

    Scarlet est confrontée à un dilemme : Alfred et Françoise commencent à développer des symptômes similaires.

    Scarlet doit décider que faire : les tuer pour abréger leur souffrance et prévenir cette étrange agressivité, ou fuir en abandonnant les réserves de nourriture essentielles.

  • Je vous achève ou quoi ?

    Les signes d’agressivité de Françoise et Alfred se manifestent, laissant peu de doute sur leur transformation imminente.
    Alfred lui lance :
    Va t’en, vite !
    Le cœur déchiré, elle s’éloigne rapidement.

    C’est l’eau qu’ils ont bu ?

    Son parcours la mène jusqu’à la citerne d’eau.
    Est-ce la cause de la transformation de ses amis ?

    Alors qu’elle atteint le sommet de la citerne, un dément émerge soudain d’une brèche dans le mur et l’attaque par surprise.

    Un tuyau d’eau en fonte providentiel lui sert d’arme.
    Elle tape sur le crâne du monstre qui tombe, mort pour de bon.
    Cette confrontation lui révèle l’origine probable de cette contamination.
    Ses amis ont bu l’eau de cette citerne tandis qu’elle buvait encore de l’eau du stock de bouteilles en plastique.

    Et si je me réfugiait dans cette baraque…

    Reprenant son souffle, Scarlet poursuit son chemin, aboutissant dans une maison abandonnée.

    La télé, c’est dingue, j’avais oublié…

    La télévision allumée continue de diffuser les paroles d’un journaliste solitaire :

    Cet homme a le visage empreint de peur et de solitude, il fixe la caméra avec des yeux hantés.
    Sa voix tremble légèrement alors qu’il se lance dans son récit.

    “Quand le chaos a éclaté, lorsqu’ils se sont relevés, je me suis réfugié sur le plateau n°4.

    Je pensais que c’était un endroit sûr, loin de l’horreur qui se déroulait à l’extérieur. Mais… mais je me suis trompé.”

    Une lueur de terreur traverse les yeux du journaliste.

    “J’ai vu mes collègues se transformer, devenir ces choses…”

    Il serre les poings, luttant pour garder son calme.

    “LES ZOMBIES !!
    Car il faut lâcher ce mot que l’on croyait réservé aux films de série B.”

    Les propriétaires sont aussi moisis que ce taudis !

    Alors qu’elle se tient là, songeant à s’installer dans cette maison pour assurer sa survie, deux zombies entrent brusquement, leurs yeux vitreux fixés sur Scarlet.

  • Je dois sauter ou mourir !

    Scarlett, armée du tuyau en fonte se défend mais leur force surprenante l’oblige à sauter par la fenêtre. Elle atterrit sur le toit du garage et s’enfuit une fois de plus.

    Elle réalise l’horreur de la situation :
    Le virus se propage-t-il par voie aérienne ou par l’eau du robinet, comme celle de la citerne contaminée. ?

    Ces Zombies me collent aux fesses !

    Son répit est de courte durée. Une foule d’agonisants se dirige vers elle.
    Épuisée, elle court mais se retrouve piégée au bord du fleuve.

    Elle arrache un morceau de tôle et l’utilise comme bouclier pour se protéger afin de se frayer un chemin entre les créatures.

    Des bateaux providentiels…

    Elle aperçoit un groupe de bateaux à proximité et parvient à monter à bord d’une péniche.

    Tandis que les zombies se massent sur le quai, elle lance un jerrican d’essence et l’allume.

    Le feu se propage rapidement à d’autres bateaux, provoquant des explosions et engloutissant une péniche voisine.

    Scarlett coupe les amarres. La péniche dérive sur le fleuve, laissant derrière elle les cadavres enflammés.

    Encore ce journaliste…

    Elle enclenche un générateur électrique, le moteur du bateau ne démarre pas mais une petite télévision s’allume.
    Le même journaliste solitaire apparaît à l’écran, tenant la caméra, il a changé de décor et se tient dans une pièce étroite.

    S’il y a encore quelqu’un… qui me regarde… écoutez-moi ! C’est… c’est la fin… Tout s’effondre… Les mensonges… toutes ces années…

    Respiration saccadée

    J’ai toujours été un pion… dans ce jeu… de désinformation. L’ancien monde… n’était qu’une illusion… Toutes ces nouvelles… manipulées… contrôlées…

    Frisson de terreur

    Mais maintenant… tout est différent… Les zombies… ils sont partout… Ils dévorent… ils infectent… La pandémie… c’est réel !

    Silence anxieux

    Je… je ne peux plus cacher… ma haine… pour l’humanité. Les mensonges… les secrets… tout était contrôlé… par le groupe Mochenausé… Ils détiennent… toutes les informations… Ils contrôlent tout…

    Tremblement dans la voix

    Si vous… si vous pouvez encore vous échapper… fuyez… Fuyez pendant qu’il en est encore temps… La vérité… elle est plus horrible… que vous ne pouvez l’imaginer…

    Sanglots étouffés

    Que le diable nous aide… Je prie pour… une fin rapide… pour ce cauchemar… Pour l’humanité… qui s’est perdue dans… la noirceur…

    La communication s’interrompt brutalement

    Christie ©2022 tous droits reservés
  • Où m’emmène ce canal ?

    Scarlett dérive silencieusement sur la sombre rivière, le murmure de l’eau troublé par la péniche.
    Les reflets pâles de la lune se faufilent à travers les nuages épais, offrant à peine assez de lumière pour distinguer les contours sombres du paysage environnant.

    Comment piloter ce rafiot ?

    Scarlett lutte pour démarrer le moteur de la péniche.
    Elle descend dans la salle des machines, scrutant chaque composant avec anxiété.
    Elle vérifie la cuve de carburant, ses doigts effleurent les différentes durites et câbles pour s’assurer de leur connexion, espérant découvrir une panne évidente.
    Ses connaissances mécaniques rudimentaires lui permettent à peine de comprendre cet univers d’acier et de mécanismes complexes.

    C’est quoi ce bruit ?

    Soudain, un bruit sourd résonne dans la péniche, suivi de plusieurs bruits de pas précipités.
    Elle se fige, ses sens en alerte, sa respiration se fait plus rapide.
    Elle remonte prudemment les marches du pont, serrant son tuyau à pipe dans sa main moite.

    Tiens, il fait déjà jour…


    Arrivée sur le pont, l’aube arrive déjà, les premiers rayons de lumière révèlent un paysage industriel sinistre parsemé de hangars décrépis.
    La scène qui se déploie explique le bruit de choc : la péniche est bloquée contre un quai.

    Salut les jeunes !

    Son regard se pose sur trois jeunes individus à l’apparence opulente, habillés de vêtements haute couture en dépit du monde effondré qui les entoure. Leur présence et leurs manières trahissent leur origine privilégiée. L’un d’entre eux possède même un badge avec la figure présidentielle.

    Hé ! On se calme !

    Les deux jeunes hommes, sont accompagnée d’une jeune fille arrogante. L’un des jeune homme braque un minuscule pistolet.
    Scarlett évoque la possibilité de la survie en groupe, mais ils lui crient de se taire et de leur donner ses affaires.
    On aime pas trop les sans-dents comme toi !” Lance celui qui porte un foulard en soie et des boucles d’oreilles diamant.

    On joue aux pistolet puis on joue au cadavre.

    Une lutte s’engage, un coup de feu tue le plus grand. Scarlett parvient à récupérer l’arme, un ridicule petit Derringer.
    Elle saute et atterrit sur un quai de cette zone industrielle avant que le courant n’emporte à nouveau la péniche.

    Bon, je dois me réfugier quelque part …

    Scarlett est seule et vulnérable, son sac à dos, son bouclier de bras et son tuyau pour seuls compagnons.
    La porte fermée devant elle est surmontée d’une enseigne alimentaire. L’espoir d’y trouver de l’eau et de la nourriture fait naître une lueur d’intérêt dans ses yeux cernés.
    Elle saisit son tuyau et tente de forcer le cadenas, il résiste.

    Soudain, des cris lointains émanent de la péniche.

    Ils essayent de rameuter tous les Zombies du coin ou quoi ?

    Le bateau a heurté un quai de l’autre côté du canal. Les jeunes voleurs se disputent.
    Le quai bondé de marchandise semble étrangement en mouvement, comme s’il avait une volonté propre.

    C’est pas le quai qui bouge ! C’est ce qu’il y a dessus !

    Au loin, elle voit une foule compacte de morts-vivants qui se presse sur la péniche.
    Les riches se battent et hurlent avant que leurs cris ne soient étouffés par une masse grouillante de zombies qui envahit l’embarcation.
    Une sombre symphonie de grognements résonne sinistrement.

    La violence appelle la violence…

    Ces vermines lui ont involontairement sauvé la vie en lui volant la péniche. Sans leur intervention, elle aurait inéluctablement échoué sur ce quai sans aucun espoir de survie.

    Elle à l’idée de commencer à créer des règles de survie comme dans le film Zombie-Land.

    Cette bouche d’aération m’a l’AIR bien… Ha ha ha.

    Scarlett continue de s’acharner sur la serrure en vain.
    Elle remarque une aération au-dessus.
    Déplaçant plusieurs palettes de bois, elle s’élève jusqu’à l’ouverture circulaire et se faufile entre les pales immobiles d’un imposant ventilateur.
    Elle pénètre ainsi dans une étroite gaine qui donne sur une cheminée verticale, elle continue dans un embranchement vers l’intérieur pour aboutir devant une grille qui donne sur la vision dominante d’un entrepôt.

    Quelle veine, j’ai raté ce comité d’accueil !

    Elle contemple avec appréhension une dizaine de silhouettes tordues juste en face de la porte qu’elle tentait d’ouvrir.
    C’est un piège mortel qui se dressait devant elle et si elle avait ouvert cette porte.

    Dans ce monde, quand tu perds, tu gagnes…

    Elle songe :
    Je me fais volé la péniche, je survie
    J’arrive pas à ouvrir la porte, je survie
    C’est fou, il faut toujours prendre la deuxième option plus compliquée.
    Ce sera ma première règle :

    1) CHOISIS DE PERDRE POUR GAGNER

    Une voix résonne alors dans le silence oppressant du conduit.
    La gaine qui s’étend au-dessus d’elle forme un puits sombre s’élevant à la verticale.

    “Hé, ne reste pas là,” lui intime-t-on avec précaution, “je vais te lancer un câble.”

  • Mieux vaux ne pas rester ici…

    Une cordelette lui parvient, elle s’en saisit et remonte la gaine.
    Un homme coiffé d’un chapeau lui tend la main.

    “Bonjour, je suis Xitor.”

    “On dirait le méchant de Superman, c’est quoi ce nom pourri ?”


    “C’est le nom que j’ai choisi pour ce nouveau monde ma grande.”


    “Le nouveau monde ?”


    “Bah…oui, un monde plein de gens contaminés”
    répond-t-il désabusé.

    Vous voulez parler de ces quelques Zombies ?” ironise-t-elle.
    Il rétorque :
    “C’est ce journaliste qui a lancé le mot zombie….
    Je préfère parler de pandémie cérébrale car techniquement ces gens ne sont pas des morts”

    Elle comprend qu’il parle du journaliste qu’elle a vu précédemment.

    Ce type à l’air de travailler du chapeau…

    Xitor raconte qu’il est neurologue.

    “Cela sert à quelque chose pour survivre ?” lance-t-elle.

    Non, mais comprendre la situation peut aider
    Par exemple savez-vous que certaines bactéries s’attaquent au système nerveux des souris et inhibent leur sens du danger ?”

    Non, je n’ai pas encore rencontré ces bactéries, je n’ai pas de chat non plus à vrai dire, quand aux souris, je les mange en brochette”

    Il continu imperturbable :
    Ces rongeurs prennent alors davantage de risques et se font attraper par les chats.
    C’est le but recherché par la bactérie : Atteindre le système digestif des chats !


    Le cycle est bouclé lorsque d’autres souris consomment les excréments
    .”

    Xitor survit dans le local technique de climatisation de l’entrepôt.
    Des bouteilles d’eau minérale et de la nourriture sont entassées dans un coin ainsi qu’un laboratoire improvisé de chimie.

    Elle aperçoit une télé posée sur une palette de haricots ainsi que des cages remplies de souris, une autre contient un chat qui semble dormir

    Je peux boire de votre eau ?

    Il hésite.
    Ecoutez, je veux bien vous aider, mais il va falloir coopérer en retour. C’est quoi votre nom ?”

    “Scarlett, Scarlett Decay.
    Quel est le rapport entre les souris et les zombies ?”

    “Suivez-moi Scarlett”

    Il l’emmène sur la terrasse attenante. C’est le toit de l’entrepôt. Dans un grand geste circulaire il désigne le paysage dévasté.

    “Voyez-vous, tout ceci est le résultat d’une bactérie.
    Pas un virus mais une bactérie, ce qui est pire !”

    Pour moi c’est juste des microbes

    Et pourquoi une bactérie c’est pire ?” demande-t-elle en contemplant la zone industrielle désolée.

    “Parce que cette bactérie pourrait être à l’origine du contrôle du cerveau humain.”

    Au fond on est des souris quoi…

    “Oui, cette bactérie a besoin de contrôler ce cerveau pour se déplacer, se répandre…

    Scarlet se retourne et lui lance :

    “Le jus noir que les Zombies crachent partout, c’est comme cela qu’ils répandent l’infection !”

    “C’est possible.” répond Xitor comme pour lui même.

    Scarlet se rapproche de lui…
    “Ces souris, ce chat, êtes vous à l’origine de ces bactéries ?” lui demande-t-elle soupçonneuse.

    “Non, mais je pense que le président Macrus Poutinov sous l’égide des gros groupes industriels est à l’origine d’un vaste plan de contrôle des masses.”


    Scarlett répond, désabusée :

    “Le peuple n’a pas attendu les bactéries pour se laisser manipuler le cerveau”

  • Une pandémie cérébrale…

    Scarlett murmure :

    « Je pense que si quelqu’un est au courant de tout cela, c’est bien ce journaliste »

    Xitor rétorque d’un ton sombre :

    « Leander Vénald, cet imbécile vous croyez ?»

    Ils quittent la terrasse balayée par un vent chaud afin de rejoindre le refuge de Xitor.
    Il branche le petit poste qui s’allume lentement, affichant une image d’un réduit.
    Un son de flûte s’échappe de l’écran, brusquement le journaliste apparaît déformé par le grand angle de la caméra, tenant une flûte d’écolier.
    D’une voix lente altérée par l’alcool le journalise lance  :

    « C’est tout ce dont je me souviens, c’est ce que me chantait ma maman.
    MA MAMAN, ouais, même un type comme moi ça a une mère…
     »

    Il a l’air complètement fait…

    Une pause s’installe. Puis le journaliste à la télévision reprend :

    « Quand je disais que je regrettais l’ancien monde, je ne sais pas, vous avez eu ce que vous méritiez bande de Crassmorg ! »

    On voit l’homme tomber hors du champ.

    « Mes amis, ceux que j’aime… Pensez à ce que je vous ai déjà dit. Vous savez de quoi vous devez vous méfier !
    Je ne peux pas le dire à l’antenne, j’ai pas envie d’aider toute cette masse grouillante d’imbéciles. »

    « ET OUI, les autres imbéciles, je parle de vous ! Vous n’aviez qu’à aller à l’école, bande de décérébrés.
    Être zombie sera juste une promotion pour vous»

    Il se met à rire puis semble uriner dans un coin du réduit.

    Xitor baisse le son de la télévision et conclu :

    « On va s’épargner ces élucubrations. »

    Ce type est au courant pour les Zombies…

    Scarlett suggère que ce journaliste sait comment éviter d’être contaminé.

    Xitor explique que la télévision appartient au groupe Mochenausé, qui contrôle toute la ligne éditoriale et dicte au gouvernement.

    Selon Xitor, le président Macrus Poutinov est largement impliqué dans cette affaire, un parti de jeunes fanatiques issus de familles aisées, les fils et filles de gros industriels qui œuvrent dans l’ombre pour transformer ce qu’il reste de notre démocratie en ploutocratie.

    Tiens, prend ça dans la tronche !

    Plus personne n’ose manifester de peur de perdre les yeux sous les flash-balls de 13e génération, munis de déflagrants neuro-pacificateurs

    Scarlet raconte qu’elle a été agressée par ces Macrunistes qui lui ont volé sa péniche, une chance car la péniche a fini échouée sur un quai remplie de zombies.

    Elle demande à Xitor s’il sait où se trouvent les studios de télévision.

    Il répond que c’est une tour, une sorte de bâtiment cylindrique dans la zone en périphérie de la capitale.

    Scarlett lui propose d’aller là bas. D’essayer de trouver ce type.

    Soudain elle a un malaise et écroule par terre.

  • Je ne suis pas un cobaye !

    Affamée et assoiffée, Scarlett n’a rien mangé ni bu depuis des jours.
    Xitor lui tend un verre d’eau et annonce qu’il va lui faire une injection, mais elle se méfie et demande ce qu’il compte lui injecter.
    Xitor lance avec colère :
    Vous m’aviez promis de coopérer, je partage mes vivres mais vous devez m’aider !”

    Elle se dégage mais Xitor tente de la rattraper pour lui planter l’aiguille.
    Dans leur lutte, il perd l’équilibre et tombe sur sa propre seringue, mettant fin à toute possibilité de savoir ce qu’il avait l’intention de faire.
    À ce moment, le chat enfermé dans la cage se réveille, les yeux injectés de sang. Il se libère et se jette sur Xitor.

    Votre chat n’a pas l’air de vous aimer !

    Scarlett rejoint la terrasse poursuivit par Xitor surmonté du chat qui lui lacère le visage.
    Soudain Xitor se met à convulser violemment. Son corps se tord dans des positions impossibles, faisant entendre des craquements sinistres provenant de sa colonne vertébrale.

    Dans la bataille chaotique qui s’ensuit, Xitor bouscule Scarlett qui chute.
    Elle atterrit sur les bâches d’une autre terrasse en contrebas.
    Elle jette un dernier regard au toit de l’entrepôt d’où proviennent des bruits de rage, qui finissent par s’estomper dans un silence pesant.

    Ne restons pas là !

    Glissant agilement de toit en toit, elle aperçoit deux individus dans une ruelle en contrebas. Ils portent de lourds sacs à dos et poussent un chariot rempli de vivres.
    Leur fardeau semble extrêmement pesant.
    Ils se dirigent droit vers un groupe de zombies, situé à l’angle du bâtiment.

    Elle a l’idée d’effrayer un groupe d’oiseaux pour attirer leur attention sans crier, mais les deux survivants la regardent sans comprendre.
    Elle leur fait signe du danger imminent, mais il est trop tard.

    Les zombies atteignent l’angle et se précipitent sur eux.

    Les deux individus sont ralentis par leur chargement. L’un d’eux finit par abandonner le chariot, mais le sac à dos l’entrave toujours.

    Barrez-vous !

    Alors qu’ils tentent de se débarrasser de leurs sacs, les zombies continuent de gagner du terrain.

    Elle observe impuissante la scène qui se déroule devant elle. Les monstres rattrapent les deux fugitifs encombrées.
    Ils meurent sous un amas de chairs putrides.

    C’est à ce moment que Scarlett formule sa deuxième règle de survie :

    2) Voyager léger


Partie n°2

La révélation